Retrouver un souffle grâce au vivant
Marcher en forêt, jardiner, prendre soin d’animaux ou participer à un potager collectif : les soins verts regroupent des pratiques qui utilisent le lien à la nature comme support de prévention, de mieux-être ou de soin. Ces approches se développent de plus en plus en Belgique, notamment dans le champ de la santé mentale (Solidaris Wallonie, 2024).
Le principe est simple : remettre du mouvement, du lien et du concret dans des quotidiens souvent marqués par le stress, l’isolement ou l’épuisement. Selon Therra, les soins verts visent à considérer l’environnement naturel comme un véritable outil thérapeutique et de promotion de la santé (Therra, 2026).
Des soins complémentaires qui prennent racine
Les soins verts ne remplacent pas un suivi psychologique ou médical, mais ils peuvent venir le compléter. La Fédération des maisons médicales rappelle que ces pratiques s’intègrent dans des parcours de soin structurés, accompagnés par des professionnels formés et adaptés aux besoins des participants (Fédération des maisons médicales, 2024).
L’INAMI observe par ailleurs une augmentation importante des incapacités de travail liées au burn-out et à la dépression, ce qui pousse plusieurs acteurs belges à développer des approches complémentaires autour des soins verts et de l’agriculture sociale (Fédération des maisons médicales, 2024).
Bouger, créer du lien, reprendre confiance
Les soins verts permettent souvent de sortir de l’isolement et de retrouver un rythme. Dans les projets d’agriculture sociale, les participants prennent part à des activités concrètes : maraîchage, soin aux animaux ou travail au rythme des saisons. Ces expériences favorisent le sentiment d’utilité, l’autonomie et les liens sociaux (Fédération des maisons médicales, 2024).
Une revue scientifique publiée dans le Journal of the American Psychiatric Nurses Association souligne également que les soins verts peuvent améliorer les symptômes dépressifs grâce à trois dimensions importantes : le soutien social, l’activation comportementale et le sentiment d’efficacité personnelle (Salomon et al., 2018).
L’OMS rappelle d’ailleurs que les environnements favorables, l’activité physique et le soutien social font partie des facteurs protecteurs importants pour la santé mentale (OMS, 2025).
De la forêt au potager : des initiatives qui se développent
En Belgique, les initiatives se multiplient. En Marche cite par exemple un séjour en forêt proposé à de jeunes patients hospitalisés au Centre neuropsychiatrique Saint-Martin à Namur, dans le cadre du projet européen Forest4Youth (Delbrouck, 2025). D’autres projets prennent la forme de potagers communautaires, d’activités en maison de repos ou encore de travail à la ferme dans le cadre d’un burn-out (Delbrouck, 2025).
Le jardinage et les activités en extérieur permettent aussi de stimuler la mémoire, l’activité physique et le sentiment d’apaisement, notamment chez les personnes âgées ou fragilisées (Delbrouck, 2025).
Chez PSYNAM, des groupes inspirés des soins verts
Chez PSYNAM, plusieurs psychologues conventionnés proposent des groupes inspirés des soins verts afin d’offrir des espaces de reconnexion à soi, aux autres et au vivant.
Retrouvez les ainsi que nos autres groupes : https://psynam.be/seances-de-groupe/