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Articles, fiches pratiques, vidéos, podcasts et coups de cœur pour nourrir votre lien au vivant.

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Entrer en forêt, c'est se relier à l'infiniment petit, à l'infiniment grand. C'est être d'humilité face à ces géants que sont les arbres de la futaie. C’est entrer dans une cathédrale emplie d’une vie foisonnante. C’est un bain de sens – olfactif, concerto et mélodies -, c’est être touchée par la lumière et réchauffée jusqu’au cœur. C’est retrouver de la stabilité grâce à ce plus grand qui me dépasse et ce minuscule qui m’émerveille de beauté. C’est retenir mon souffle pour voir l’invisible passer. C’est respirer l’oxygène produit par la sylve. C’est marcher en silence sur un tapis de mousse ou faire résonner la branche tombée du houppier.

Entrer en forêt, c’est retrouver la sécurité de mes origines.  Je rentre en forêt comme je rentre à la maison – avec joie et curiosité de qui m’attends. Entrer en forêt c’est me sentir accueillie. Reconnue. Entendue. A chacun de mes pas, c’est l’émerveillement qui me guette. Tous mes sens sont en éveil. C’est la liberté de pouvoir me coucher au sol et me laisser emportée par un voyage au vent des houppiers. C’est m’autoriser à prendre de la hauteur en grimpant aux arbres. C’est me perdre des heures durant loupe à la main à contempler avec sidération les minuscules vivants de la sylve. C’est m’extasier devant l’agilité de l’écureuil, les bonds du chevreuil, les piqués du faucon hobereau, le festin de fourmis d’un pic noir.

Entrer en forêt c’est accepté d’être surprise. Et accueillie comme je suis.

Vous l’aurez compris – la forêt me fascine.

Inspirationforêtfascination

Retrouver un souffle grâce au vivant

Marcher en forêt, jardiner, prendre soin d’animaux ou participer à un potager collectif : les soins verts regroupent des pratiques qui utilisent le lien à la nature comme support de prévention, de mieux-être ou de soin. Ces approches se développent de plus en plus en Belgique, notamment dans le champ de la santé mentale (Solidaris Wallonie, 2024).

Le principe est simple : remettre du mouvement, du lien et du concret dans des quotidiens souvent marqués par le stress, l’isolement ou l’épuisement. Selon Therra, les soins verts visent à considérer l’environnement naturel comme un véritable outil thérapeutique et de promotion de la santé (Therra, 2026).

Des soins complémentaires qui prennent racine

Les soins verts ne remplacent pas un suivi psychologique ou médical, mais ils peuvent venir le compléter. La Fédération des maisons médicales rappelle que ces pratiques s’intègrent dans des parcours de soin structurés, accompagnés par des professionnels formés et adaptés aux besoins des participants (Fédération des maisons médicales, 2024).

L’INAMI observe par ailleurs une augmentation importante des incapacités de travail liées au burn-out et à la dépression, ce qui pousse plusieurs acteurs belges à développer des approches complémentaires autour des soins verts et de l’agriculture sociale (Fédération des maisons médicales, 2024).

Bouger, créer du lien, reprendre confiance

Les soins verts permettent souvent de sortir de l’isolement et de retrouver un rythme. Dans les projets d’agriculture sociale, les participants prennent part à des activités concrètes : maraîchage, soin aux animaux ou travail au rythme des saisons. Ces expériences favorisent le sentiment d’utilité, l’autonomie et les liens sociaux (Fédération des maisons médicales, 2024).

Une revue scientifique publiée dans le Journal of the American Psychiatric Nurses Association souligne également que les soins verts peuvent améliorer les symptômes dépressifs grâce à trois dimensions importantes : le soutien social, l’activation comportementale et le sentiment d’efficacité personnelle (Salomon et al., 2018).

L’OMS rappelle d’ailleurs que les environnements favorables, l’activité physique et le soutien social font partie des facteurs protecteurs importants pour la santé mentale (OMS, 2025).

De la forêt au potager : des initiatives qui se développent

En Belgique, les initiatives se multiplient. En Marche cite par exemple un séjour en forêt proposé à de jeunes patients hospitalisés au Centre neuropsychiatrique Saint-Martin à Namur, dans le cadre du projet européen Forest4Youth (Delbrouck, 2025). D’autres projets prennent la forme de potagers communautaires, d’activités en maison de repos ou encore de travail à la ferme dans le cadre d’un burn-out (Delbrouck, 2025).

Le jardinage et les activités en extérieur permettent aussi de stimuler la mémoire, l’activité physique et le sentiment d’apaisement, notamment chez les personnes âgées ou fragilisées (Delbrouck, 2025).

Chez PSYNAM, des groupes inspirés des soins verts

Chez PSYNAM, plusieurs psychologues conventionnés proposent des groupes inspirés des soins verts afin d’offrir des espaces de reconnexion à soi, aux autres et au vivant.

Retrouvez les ainsi que nos autres groupes : https://psynam.be/seances-de-groupe/

soins vertssanté mentalenature

Parmi les acteurs clés du sol, les collemboles constituent un groupe fascinant tant par leur diversité morphologique que par leurs capacités d'adaptation. Ces petits organismes, dotés de mécanismes de défense originaux comme la furca pour sauter, occupent une place centrale dans le réseau trophique du sol. Leur présence est si corrélée à la qualité de l'habitat qu'ils servent de bio-indicateurs cruciaux pour évaluer l'état de santé environnemental face aux pressions anthropiques et climatiques. "Il y a tellement de couleurs, de formes, on en a des globuliformes, on en a des un peu plus allongés, il y en a qui sont couverts de poils, d'autres qui sont complètement glabres, certains tout blanc, dépigmentés" précise Mathieu Santonja.
Podcast où l'on retrouve "De mémoire d'arbre", Thierry Gauquelin, Tana Éditions et "Humus" de Gaspard Koenig !

CollembolleAdaptationDiversitéSolSantéHabitatRéseau

Cette étude identifie près de 134 000 hectares de forêts anciennes et matures, particulièrement riches en biodiversité. Elles représentent environ 23 % des forêts wallonnes, alors qu'à peine 3,3 % de ces surfaces bénéficient aujourd'hui d'un statut de protection fort. Au-delà de la cartographie, cet outil offre une aide concrète aux gestionnaires, aux responsables politiques et aux acteurs de la conservation pour identifier les secteurs à protéger en priorité et définir les mesures de conservation ou de restauration les plus adaptées.

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ForêtForêt naturelleNaturalitéCarte

Pendant longtemps, les recherches sur les bienfaits de la nature se sont principalement intéressées au temps passé dans les espaces naturels. Cette étude apporte un éclairage complémentaire : ce n'est pas uniquement la fréquence du contact avec la nature qui compte, mais la qualité de la relation que nous entretenons avec elle. Les auteurs parlent de "nature connectedness", que l'on pourrait traduire par sentiment de connexion à la nature.

Pour vérifier si cette relation est universelle, les chercheurs ont analysé les réponses de 36 803 participants répartis dans 75 pays, ce qui en fait l'une des plus vastes études internationales réalisées sur ce sujet.Ce que montre l'étude

Dans presque tous les pays étudiés, les personnes qui se sentent davantage reliées au monde vivant présentent également :

  • un plus grand sentiment de sens dans leur vie ;

  • davantage d'espoir et d'optimisme ;

  • une meilleure satisfaction de vie ;

  • une capacité plus importante à faire face aux difficultés (résilience) ;

  • une attention plus consciente au moment présent (mindfulness).

Ces résultats demeurent significatifs quels que soient l'âge, le sexe ou le contexte culturel.

Les auteurs montrent également que cette relation positive est observée aussi bien dans des pays industrialisés que dans des pays du Sud global, ce qui suggère que le lien entre l'être humain et la nature constitue un besoin profondément partagé, au-delà des différences culturelles ou économiques.

Une lecture "One Health"

Cette publication illustre parfaitement la philosophie One Health, selon laquelle la santé humaine ne peut être dissociée de celle des écosystèmes.

Elle montre que la qualité de notre relation au vivant constitue un facteur de santé à part entière. La nature n'est pas uniquement un décor agréable ou un espace de loisirs : elle participe directement à notre équilibre psychologique.

Les auteurs soulignent également que renforcer cette connexion représente un levier d'action à plusieurs niveaux :

  • améliorer le bien-être individuel ;

  • favoriser la résilience des personnes face aux crises ;

  • encourager des comportements plus respectueux de l'environnement ;

  • soutenir, à long terme, la santé des sociétés et des écosystèmes.

Cette vision rejoint pleinement l'approche développée par Silvéa : prendre soin des forêts contribue à prendre soin des humains, et réciproquement.

Pourquoi cette étude est importante

L'un des enseignements majeurs de cette recherche est qu'elle distingue clairement être en contact avec la nature et se sentir connecté à elle.

Deux personnes peuvent marcher dans une forêt ; celle qui développe un sentiment d'appartenance, d'émerveillement ou de réciprocité avec le vivant retirera davantage de bénéfices psychologiques.

Cette distinction est essentielle pour les pratiques d'immersion en forêt, d'éducation au vivant ou d'accompagnement en nature : il ne s'agit pas seulement d'amener les personnes dehors, mais de favoriser une véritable relation sensible avec les écosystèmes.

One HealthConnexion à la natureSanté mentaleBien-êtreRésilienceSens de la vieMindfulnessSanté des écosystèmesPsychologie environnementaleNature et santéPréventionJournal of Environmental Psychology

Cette revue scientifique récente propose une synthèse approfondie des connaissances en neurosciences sur les effets de l’exposition à la nature sur le cerveau humain. En analysant plus de 100 études utilisant des techniques comme l’IRM, l’EEG ou la spectroscopie fonctionnelle, les auteurs mettent en évidence des mécanismes biologiques concrets expliquant les bénéfices de la nature sur la santé mentale.

Les résultats montrent que le contact avec la nature — même de courte durée — entraîne des modifications mesurables de l’activité cérébrale, associées à :

  • Une réduction du stress : diminution de l’activité des zones cérébrales liées à la rumination et à la surcharge mentale

  • Une amélioration de l’attention et des fonctions cognitives : restauration des capacités de concentration et de clarté mentale

  • Une régulation émotionnelle facilitée : activation accrue des mécanismes de relaxation et du système parasympathique

L’étude met également en évidence que les effets varient selon le niveau d’exposition :

  • quelques minutes en environnement naturel peuvent déjà produire des effets mesurables,

  • mais des immersions plus longues ou plus riches renforcent et prolongent les bénéfices.

Un point clé de cette publication est l’identification de la nature comme un “réinitialiseur mental” capable de compenser les effets négatifs des environnements urbains et de la surcharge numérique. Elle souligne ainsi le rôle stratégique des environnements naturels dans les politiques de santé publique, l’aménagement des espaces de vie et les approches thérapeutiques innovantes (ex. prescriptions de temps en nature).

Enfin, les auteurs montrent que la connexion à la nature favorise également des comportements plus durables et responsables, créant un cercle vertueux entre santé humaine et santé environnementale.

NatureSanté mentaleNeurosciencesStressCerveauEnvironnementÉquilibre émotionnel

Cette publication met en évidence le rôle essentiel de la nature comme déterminant majeur de la santé mentale. Elle s’appuie sur un large corpus d’études scientifiques montrant que le contact avec la nature contribue positivement au bien-être psychologique, aux fonctions cognitives et à la réduction du stress.

Les auteurs soulignent qu’avec l’urbanisation croissante et la diminution des interactions quotidiennes avec les environnements naturels, il devient crucial d’intégrer les bénéfices de la nature dans les politiques de santé et d’aménagement du territoire.

Les principaux enseignements sont :

  1. Amélioration du bien-être mental : l’exposition à la nature est associée à une augmentation des émotions positives, de la satisfaction de vie et des capacités cognitives (attention, mémoire, créativité).

  2. Réduction des facteurs de risque : elle contribue à diminuer le stress, améliore le sommeil et pourrait réduire le risque de troubles tels que la dépression ou l’anxiété.

  3. Effets mesurables à différentes échelles : les bénéfices sont observés aussi bien lors d’expositions ponctuelles (ex. promenade en nature) que sur le long terme (proximité d’espaces verts).

L’article propose également un modèle conceptuel innovant intégrant la santé mentale dans les “services écosystémiques”, au même titre que la qualité de l’air ou la régulation du climat. Ce modèle relie :

les caractéristiques de l’environnement naturel,

l’exposition des individus,

l’expérience vécue,

et les effets sur la santé mentale.

Enfin, les auteurs insistent sur l’importance de préserver et développer l’accès à la nature, notamment en milieu urbain, afin de réduire le fardeau global des troubles mentaux et d’améliorer la qualité de vie des populations.

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